Comment établit-on la compatibilité?

Lorsqu'une personne s'inscrit au réseau de moelle et de cellules souches UniVie, on prélève un échantillon de son ADN. On analyse ce matériel génétique pour identifier un certain nombre de marqueurs HLA (antigènes d'histocompatibilité humains) qui seront consignés dans notre base de données en vue de recherches de donneurs compatibles pour des patients.
Les antigènes HLA sont des marqueurs génétiques que l'on trouve sur les protéines des globules blancs. Ils sont hérités des parents, et plusieurs d'entre eux sont importants pour établir la compatibilité entre un donneur et un patient en attente d'une greffe. Plus le degré de compatibilité est élevé, meilleure sera l'issue thérapeutique pour le greffé. Il arrive parfois que l'on ne trouve pas un donneur parfaitement compatible dans les délais prévus. Le médecin greffeur pourra alors décider d'obtenir des cellules souches auprès d'un donneur qui présente un degré moindre de compatibilité.
Le médecin greffeur cherchera d'abord un donneur compatible dans la famille du patient. Il invitera les personnes potentiellement compatibles à subir des tests à cette fin. En général, la compatibilité avec un frère ou une sœur est la plus probable. Cependant, moins de 30 % des patients ayant besoin d'une greffe pourront compter sur un donneur compatible au sein de leur famille. Pour les autres, il faudra chercher un donneur non apparenté compatible dans le réseau de moelle et de cellules souches UniVie.

Une fois que le médecin greffeur aura déterminé qu'aucun donneur apparenté n'est compatible, une demande de recherche de donneurs sera faite auprès du réseau UniVie. On interrogera alors le registre de donneurs potentiels du Canada ainsi que ceux d'autres pays. Aujourd'hui, les patients canadiens ont accès à plus de 11 millions de donneurs potentiels dans le monde. Malgré le grand nombre de personnes inscrites et les efforts de toutes les personnes concernées, il n'est pas toujours possible de trouver un donneur compatible.
Les résultats des recherches varient d'un patient à l'autre. On trouvera par exemple plusieurs donneurs compatibles pour les patients ayant des antigènes communs et dont la combinaison d'allèles de marqueurs génétiques est commune. Il faut également savoir que l'incidence de ces marqueurs n'est pas la même d'un groupe ethnique à l'autre. Des marqueurs communs chez les personnes de race blanche peuvent par exemple être plus rares que chez les personnes d'origine asiatique, et vice versa. Aussi, en règle générale, les patients ont plus de chances de trouver un donneur compatible au sein de leur propre groupe ethnique. C'est pourquoi il est si important que l'origine ethnique des personnes inscrites comme donneurs potentiels de cellules souches soit aussi diversifiée que possible.
Un bassin de donneurs potentiels suffisamment vaste et diversifié permettra de donner plus d'espoir aux patients du Canada et d'ailleurs.