preview.blood.ca

Sang.ca se refait une jeunesse!

Visitez notre nouveau site et dites-nous ce que vous en pensez. L’ancien site
restera ouvert tant que nous peaufinons le nouveau.

Voir le nouveau site Web ►
 
Accueil
1 866 JE DONNE(1 866 533-6663)
COLLECTESDONNEURSBÉNÉVOLESHÔPITAUXSALLE DES MÉDIASÀ NOTRE SUJETCARRIÈRES
Trouvez une collecte :  search Cherchez dans tout le site :  search
Prenez rendez-vous en ligne.
Accueil > Cellules souches > Cyberbulletin Printemps 2011
Pourquoi donner?
Qui a besoin de sang?
Puis-je donner?
Critères de base pour le don de sang
Questionnaire sur l’état de santé des donneurs
Politique d’exclusion relative au paludisme
Quand puis-je faire un don?
Langue des signes québécoise
HSH
Types de don
Vue d'ensemble
Le sang
Plasma et plaquettes
Cellules souches
Bureau national de financement
Bureau national de financement
Du sang pour la recherche
Comment s'impliquer?
Dans ma collectivité
Envoyez une carte virtuelle!
Participation du public
Bénévoles
Partenaires pour la vie
De quel groupe êtes-vous?
À vos marques, prêts... donnez!
Semaine nationale des donneurs de sang
UniVie
Du sang neuf pour la vie
Ce qu'il faut savoir
Préparation à une pandémie de grippe
Sécurité et dépistage
Recherche-développement
Virus du Nil occidental
Voyages, vMCJ et exclusion
ÉducaSang
Foire aux questions
Formulaires
Devenir bénévole
Nouveaux donneurs
Modification des renseignements
Inscription à UniVie
Inscription à Partenaires pour la vie – organisations
Inscription à Partenaires pour la vie – membre
Inscription à À vos marques, prêts… donnez!
Expérience des donneurs questionnaire
Hôpitaux
Service à la clientèle
Circulaire d'information
Lettres aux clients
Protéines plasmatiques
Site Web - médecine transfusionnelle
Formulaires pour les clients hospitaliers
Formulaires UniVie
Réactions indésirables
 

CommUniVie - numéro 1, printemps 2011

Un portrait de l'intérieur
Médecin, donneuse et désireuse
de sauver des vies!
Une journée dans la vie du centre de prélèvement du Princess Margaret

Jennifer Jones, IA, gestionnaire de cas, UniVie

Jennifer Jones, infirmière autorisée et gestionnaire de cas pour le réseau UniVie, a suivi la Dre Jeannie Callum au cours des différentes étapes ayant mené à son don de moelle osseuse à l'Hôpital Princess Margaret (HPM), à Toronto, au début de 2009. Le HPM est le plus grand centre de prélèvement et de greffe de cellules souches du Canada. Le récit de Jennifer témoigne du lien unique qui se crée entre le donneur et l'équipe de prélèvement.

Responsable du dossier de la Dre Jeannie Callum pour le réseau UniVie, j'ai eu le privilège de l'accompagner dans son incroyable parcours. La Dre Callum a accepté de participer à cet article afin de dissiper les rumeurs et les idées fausses qui circulent au sujet, notamment, de la douleur associée au prélèvement de moelle osseuse.

L'appel

Le 24 octobre 2008, j'ai appelé la Dre Callum pour lui annoncer la bonne nouvelle : 17 mois seulement après son inscription au réseau de donneurs de cellules souches UniVie, son profil, établi après un typage HLA préliminaire, révélait qu'elle était potentiellement compatible avec un malade en attente d'une greffe de cellules souches. La Dre Callum savait que son don, s'il se concrétisait, pourrait aider un patient canadien ou étranger. Elle avait hâte de poursuivre le processus et d'entreprendre les analyses de confirmation pour savoir si elle était parfaitement compatible.

Dans le cadre des analyses de confirmation, le donneur potentiel doit répondre à un questionnaire médical et fournir des échantillons de sang. Les laboratoires de la Société canadienne du sang soumettent certains de ces échantillons à des tests de dépistage de marqueurs de maladies infectieuses. Les autres sont envoyés au centre de greffe concerné, où le typage HLA est complété. Cette étape est importante, car seulement six des dix marqueurs de l'ADN sont analysés lors du typage initial, c'est-à-dire lorsque le donneur s'inscrit au Réseau et fournit un échantillon d'ADN par frottis buccal. Elle est en outre l'un des volets les plus confidentiels du processus, car aucun renseignement personnel n'est communiqué au donneur ni au patient à ce stade.

« Vous êtes compatible! » - Début de la période de préparation

Le 24 décembre, j'ai communiqué avec la Dre Callum pour l'informer de la décision finale du centre de greffe : elle était la personne que l'on cherchait pour sauver la vie du patient!

Mais avant d'accepter de faire un don, la Dre Callum voulait consulter les membres de sa famille. « Mes enfants avaient beaucoup de questions et, tout comme mon mari, certaines inquiétudes. Mais, finalement, ils ont accepté ma décision, ayant compris que j'étais la seule personne qui pouvait aider ce patient. »

La Dre Callum était emballée et impatiente de continuer.

C'est alors qu'a commencé la phase de préparation, phase pendant laquelle se créent des liens très personnels entre l'équipe d'UniVie et le donneur. J'ai guidé la Dre Callum au cours des nombreuses évaluations auxquelles elle a dû se prêter. Ces évaluations visaient à s'assurer qu'elle était médicalement apte à faire un don. Elle a eu de nouveau à répondre à un questionnaire médical pour confirmer son admissibilité.

Le 20 janvier, la Dre Callum a été invitée à se rendre au centre de prélèvement du HPM pour un entretien et un examen physique. Elle a signé les formulaires de consentement requis et les médecins lui ont expliqué comment se déroulerait le don. On lui a ensuite demandé de fournir un autre échantillon de sang pour un hémogramme avec formule leucocytaire (profil biochimique incluant des tests de la fonction hépatique et de la fonction rénale, le dosage des électrolytes et la mesure de la glycémie). Si le donneur est une femme en âge de procréer, un test de grossesse est prescrit et les personnes de plus de 40 ans doivent aussi passer un électrocardiogramme. Une épreuve de groupage sanguin ABO est également prescrite ainsi que d'autres tests si les médecins chargés du prélèvement le jugent nécessaire.

La Société canadienne du sang a prélevé une deuxième série d'échantillons de sang de la Dre Callum pour répéter les tests de dépistage des marqueurs de maladies infectieuses, une étape obligatoire pour tous les donneurs dans les 30 jours précédant le don.

Après la réalisation de toutes les analyses, le HPM m'a remis l'autorisation officielle attestant de l'admissibilité de la Dre Callum : celle-ci était médicalement apte à faire un don de moelle osseuse. J'ai informé le centre de greffe du patient que le donneur était prêt pour le don. Si quelque risque pour le receveur avait été décelé, par exemple une maladie infectieuse, le centre de greffe en aurait été immédiatement informé, conformément à la politique de Santé Canada relative aux cellules, tissus et organes, qui est fondée sur les normes CSA.

La Dre Callum savait que le grand jour approchait et elle était prête!

Le jour du don arrive enfin

Le 4 février 2009 à 7 h 30, la Dre Callum a été admise au centre de prélèvement, situé au 18e étage du HPM. Elle a été pesée pour confirmer son don de moelle d'un litre et on a pris sa température. Elle a ensuite répondu verbalement à des questions visant à confirmer son état de santé et consenti de vive voix à ce que son don soit destiné au patient. Un échantillon a été prélevé pour le test de dépistage du SARM (Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline), afin de déterminer l'antibiotique à utiliser en cas d'infection.

À 8 h, pendant qu'elle attendait d'entrer dans le bloc opératoire, la Dre Callum a fait l'objet d'une autre évaluation médicale. Après avoir rencontré l'un des spécialistes de la greffe de moelle osseuse au HPM, le Dr David Loach, elle était prête. « Je n'arrive toujours pas à croire que quelqu'un pourrait continuer de vivre grâce à moi, a-t-elle mentionné. Quel privilège exceptionnel que de pouvoir faire un don de moelle osseuse. » C'est sur ce ton altruiste et résolu qu'elle est partie faire son don.

Au grand étonnement de la plupart, le prélèvement de cellules souches était terminé à 10 h 30 et, déjà, la Dre Callum était debout et marchait, près de quatre heures plus tôt que la moyenne des donneurs après une telle procédure. Dans une forme surprenante, elle s'était réveillée à 10 h et était impatiente de partir!

À 14 h 30, Mary Lynn Pride, spécialiste de la liaison avec les patients du réseau UniVie, a rendu visite à la Dre Callum pour lui poser quelques questions sur son état de santé et lui demander une dernière fois l'autorisation de faire don de ses cellules souches au patient. Elle lui a ensuite remis une magnifique sculpture de verre ornée à l'intérieur d'un double hélice visant à lui rappeler son don.

Au moment où la Dre Callum se préparait à quitter l'hôpital, de nombreuses bouteilles de Gatorade vides jonchaient sa table de chevet. Elle les avait bues pour remplacer les éléments nutritifs et les vitamines qu'elle avait perdus. Elle avait très hâte de rentrer à la maison et de retrouver les siens. « Je ressens un peu d'inconfort, mais dans l'ensemble je me sens en pleine forme!, s'est-elle exclamée. En réalité, mes randonnées en ski m'ont causé plus de douleurs que cette procédure. »

À 17 h, elle était en route vers la maison.

Suivi par la gestionnaire de cas

La participation de la Dre Callum tirait à sa fin, mais mon travail n'était pas terminé. Je devais maintenant voir à ce que les précieuses cellules parviennent au patient. Un coursier spécial attendait qu'on lui remette le produit pour qu'il puisse l'acheminer personnellement à l'équipe du centre de greffe, où les cellules souches seraient perfusées comme s'il s'agissait d'une transfusion sanguine.

La gestionnaire de cas fait un suivi chaque semaine auprès des donneurs, jusqu'à leur rétablissement complet. Pendant un an, le donneur est réservé au patient, au cas où ce dernier aurait besoin d'un deuxième don. La Dre Callum s'est rétablie rapidement et a généreusement offert son aide si le patient avait besoin d'autres traitements. Sa grande générosité a d'ailleurs été de nouveau mise à contribution, le patient ayant eu besoin d'une autre greffe.

Les donneurs doivent attendre trois mois après leur don avant de demander des nouvelles du receveur. Le patient peut toutefois refuser que cette information soit communiquée. Après un an, le donneur ou le patient, ou les deux, peuvent demander que certains renseignements personnels (par exemple leur identité) soient divulgués. Certains pays exigent une période d'attente de deux ans avant la divulgation de renseignements personnels, alors que d'autres ne l'autorisent jamais. Enfin, dans les pays où cette pratique est autorisée, il faut obtenir le consentement des deux parties; le donneur et le patient peuvent communiquer entre eux après que les consentements nécessaires ont été signés. Le réseau UniVie ne prend pas part à ces échanges personnels, mais il apporte sa collaboration lorsque des participants sont invités à raconter leur histoire aux médias.

Lorsqu'on lui a demandé si elle se souviendrait toujours de la journée de son don, la Dre Callum a réfléchi puis répondu : « Je n'oublierai jamais ce jour. J'avais l'impression d'avoir gagné à la loterie. J'ai tellement de chance d'avoir pu faire un don de moelle osseuse ».

Ailleurs dans le monde, une autre personne prenait elle aussi conscience de sa chance, à une grande différence près. Cette personne pourrait recommencer sa vie grâce à une femme de Toronto pour qui le don de cellules souches était un privilège et un honneur.

La Dre Jeannie Callum, MD, FRCPC, est directrice du département de médecine transfusionnelle et de la banque de tissus au Sunnybrook Health Sciences Centre de Toronto. En tant que membre du Comité régional de liaison de la Société canadienne du sang et éminente hématologue, elle est bien consciente des besoins en sang et en cellules souches au Canada.

Version imprimable
Cyberbulletin Printemps 2011
Voici votre tout nouveau cyberbulletin sur les cellules souches
Médecin, donneuse et désireuse de sauver des vies!
L'augmentation du nombre de greffes doit s'accompagner d'une hausse comparable du financement
Hausse des demandes : un défi à relever
Une visite éclair des laboratoires de recherche sur les cellules souches
Une double greffe de cellules souches de sang de cordon ombilical réussie contre toutes attentes
Poursuivre sur le voie de la qualité : réaccréditation de la WMDA
L'art de trouver une aiguille dans une botte de foin
Trouver le donneur compatible
L'accréditation du programme de don de cellules souches favorise la prestation de soins de qualité
Les dons pécuniaires contribuent à l'essor du réseau UniVie

Top of the page Protection de la vie privée et de l’accès à l’information | Conditions d'utilisation | Copyright © 1998-2014 Société canadienne du sang. Tous droits réservés.