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CommUniVie - numéro 1, printemps 2011

Une double greffe de cellules souches de sang de cordon ombilical réussie contre toutes attentes

Diagnostiqué avec une forme de leucémie dont l'évolution est rapide et fatale, Hector Walker avait besoin au plus vite d'une greffe de cellules souches. Les chances de trouver un donneur compatible s'annonçaient toutefois fort minces. Sa femme, Janet, a partagé avec nous son extraordinaire histoire, dans laquelle l'espoir et la générosité ont joué les rôles principaux.

Janet Wheeler

C'était le mercredi 19 août 2009, j'accompagnais mon mari, Hector Walker à l'Hôpital général de Vancouver, où il devait chercher les résultats d'analyses des prélèvements de sang effectués la veille. Pendant la fin de semaine, il s'était plaint de maux de têtes et de douleurs arthritiques. Après avoir appuyé sur le bouton du sixième, il s'est retourné vers moi pour me demander ce qu'est la leucémie, ayant lu le nom du service qui se trouvait à l'étage où l'on nous avait indiqué de nous rendre : « 6e étage : service d'hématologie-oncologie : leucémie et greffe de moelle osseuse ».

Quelques minutes plus tard, il était resté assis dans le cabinet médical, visiblement stupéfait et angoissé suite à l'annonce de son diagnostic : leucémie lymphoblastique aiguë (LLA). Ces trois mots allaient changer sa vie et faire partie intégrante de son quotidien.

LLA est un cancer des lymphocytes (une variété de globules blancs dont le rôle est de combattre les infections) souvent détecté chez les enfants et les personnes d'un certain âge : la production cellulaire de globules blancs s'accélère, mais les blastes, anormalement développées, demeurent indifférenciées et ne se transforment pas en lymphocytes. De par leur grand nombre, elles bloquent l'action des globules rouges et blancs, et des plaquettes. Le cancer peut être mortel en seulement quelques semaines s'il n'est pas découvert et traité à temps.

Aucun signe avant-coureur n'avait laissé présager le drame : Hector, 58 ans, était en excellente forme physique et s'occupait de sa santé : on ne lui aurait pas donné plus de 45 ans. Lors de l'apparition des premiers symptômes, nous avions cru à tort qu'il souffrait d'un début d'arthrite. Heureusement que son diagnostic a été posé rapidement : le Dr Abrahams, notre médecin de famille, lui a prescrit immédiatement des prises de sang, et Hector s'est présenté chez l'hématologue dès le lendemain pour les résultats.

Pendant les cinq mois qui ont suivi, Elsie Williams, l'infirmière responsable, et le reste de l'équipe médicale se sont bien occupés d'Hector, hospitalisé au service d'hématologie-oncologie de l'Hôpital général de Vancouver. J'ai assisté, impuissante, aux effets dévastateurs de la chimiothérapie et des traitements de radiation sur mon mari. Il a souffert de fièvres délirantes ponctuées de moments de lucidité pendant 41 jours.

Trois mois après le début des traitements, seule la greffe de moelle osseuse constituait encore un espoir de guérison, mais l'origine ethnique d'Hector posait problème, car les chances de trouver un donneur compatible sont plus grandes si le donneur est de la même origine ethnique que le receveur. Seulement 0,5 % des donneurs inscrits au registre UniVie sont noirs. Résident de North Vancouver, Hector est né et a grandi en Jamaïque, qu'il a quittée pour venir étudier au Canada au début des années soixante-dix. Il a obtenu un baccalauréat en philosophie de l'Université de Toronto et a poursuivi une carrière de conseiller auprès des enfants et des jeunes au Broadway Youth Resource Center, à Vancouver. Hector a une fille âgée de 21 ans, j'ai moi-même une fille de 37 ans, et nous sommes les grands-parents de jumelles de trois ans et demie : Hector avait beaucoup de raisons pour vouloir vaincre sa maladie, mais ses chances de guérison étaient minces, voire nulles, à moins de lui trouver un donneur compatible, qui malheureusement ne se trouvait pas au sein de notre famille.

La situation était grave et il nous fallait agir : bénéficiant de l'aide de notre famille et de nos proches et grâce à l'appui indéfectible de la Société canadienne du sang et de l'équipe UniVie, nous avons mis sur pied la campagne One Love, One Match pour trouver un donneur compatible, dont le nom est inspiré de la chanson One Love de Bob Marley. Nous avons distribué des affiches et avons réussi à faire passer notre message d'un océan à l'autre au Canada ainsi qu'aux États-Unis, en Angleterre, au Brésil, en Colombie, à Cuba et en Jamaïque. Nous avons essayé de sensibiliser les gens en leur expliquant l'état d'Hector et de recruter le plus de donneurs potentiels. Nous sommes tellement reconnaissants à notre famille et nos amis pour tout ce qu'ils nous ont apportés durant cette épreuve.

Nous tentions de rester positifs en attendant de trouver un donneur compatible, même si l'ironie de la situation pesait fortement sur notre moral puisque parallèlement à ces démarches, nous devions aussi remplir toutes sortes de documents officiels de mauvais présage : testament, prestations d'invalidité, etc.

En novembre 2009, Hector a appris la bonne nouvelle : on n'avait trouvé non pas un, mais bien deux donneurs compatibles.

Le 20 janvier 2010, le Dr Yasser Abou Mourad et son équipe médicale ont réussi la double greffe, mais après cette pénible et longue attente, il s'agissait presque d'une formalité pour Hector : « Ça ne consiste qu'en quelques sacs de plus suspendus à la potence pour intraveineuse! »

Au terme d'une attente de 25 jours, le 14 février 2010, jour la Saint-Valentin, nous avons appris que le nombre de cellules malades était en baisse. Le 20 janvier 2011, nous avons célébré l'anniversaire de la greffe, que nous considérons maintenant comme le premier anniversaire de la renaissance d'Hector. Il se sent incomparablement mieux qu'il y a un an et demie, même s'il n'est pas encore aussi en forme qu'avant la maladie. Tous les jours, il fait une, parfois deux promenades avec Stella, notre berger allemand. Son niveau d'énergie varie d'un jour à l'autre, et il n'est pas encore prêt à retourner s'entraîner en salle. Il arrive quand même à faire de la bicyclette stationnaire aussi souvent qu'il le peut. Il a aussi recommencé à jouer au clavier et à la basse, signe que sa concentration et sa coordination s'améliorent.

Cette expérience nous a appris l'importance de toujours garder espoir. En novembre 2009, Hector était très mal en point et peu de solutions s'offraient à nous. L'enthousiasme et l'espoir dont l'équipe médicale de l'hôpital faisait montre nous a permis de persévérer, mais le dénouement de l'histoire aurait pu mal tourner n'eut été de la générosité des deux donneurs de cellules souches de sang de cordon ombilical.

Hector Walker, avec ses deux petites-filles à ses côtés, célèbre son « premier anniversaire de renaissance » un an après sa double greffe de cellules souches de sang de cordon ombilical.

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